Le passé vinicole
Production de vin dès mars 1562

Bien qu’il soit difficile d’être précis, il est connu qu’en mars 1562, Dame Marguerite, Baronne de Montfaucon et son fils P.F. de Panisse, ‘arrentent’ les terres du Domaine pour quatre ans avec obligation au fermier de planter des vignes.

La vis en bois d’un antique pressoir encore en place est la preuve supplémentaire de l’existence d’une exploitation viticole à une époque reculée.
Avec les Panisse, le vignoble est développé et sa production commercialisée (XVIIIème siècle), comme en font foi diverses mentions sur des livres de comptes.

Monsieur de Légier de Montfort porte également une attention particulière à la vigne. En 1785, il passe un bail avec un fermier au prix de quatre mille huit cents livres par an. Le contrat est intéressant en effet :
Le preneur s’engage à cultiver soigneusement les vignes deux fois par an avec la « bêche plate » ou « eyssade » mais aussi à les entretenir les débarrasser du chiendent, les « « provigner » selon la meilleure méthode, les tailler ou les faire tailler.
De son côté, le seigneur de Malijay promettait de lui fournir « les cuviers nécessaires avec les celliers dont ils pouvaient avoir besoin », mais aussi « de grands tonneaux pour placer le vin, jusqu’à concurrence de quarante, bien cerclés et rebattus, en état de recevoir et contenir le vin et en bonne odeur ».

Un autre contrat datant de 1807 contient à peu près les mêmes clauses que ci-dessus, mais en pus, le fermier était autorisé à faire « de la piquette sur le marc des raisins après qu’il aura été pressuré ». Il devait toutefois réserver un tonneau de piquette au propriétaire.

Par le nombre de fûts mis à la disposition du locataire en 1785 et la quantité de « piquette » destinée au seul possesseur de Malijay, on voit combien importante devait être la production à la fin du XVIIIème siècle et au début du siècle suivant.